Quatrième de couverture
Dans une telle perspective, de nouvelles questions se posent. Si l'on tient avec l'Écriture et la Tradition que Jésus-Christ est bien l'unique médiateur du salut, quelles sont les relations quo ces religions pourraient avoir avec le Christ lui-même ? Comment participent-elles à son unique médiation ? Et comment comprendre, dès lors, la différence entre ces religions et l'Église, dont l'identité et la mission doivent en conséquence être redéfinies ? Qu'en est-il également de la culture séculière et de tout ce qui, hors des religions et parfois en opposition avec elles, joue cependant un rôle positif dans l'histoire du salut
Telles sont les questions qu'aborde cet ouvrage, à partir d'une relecture du débat sur l'absoluité du christianisme suscité par Ernst Troeltsch (1865-1923) au début du XXe siècle. Après l'examen de la façon dont Paul Tillich (1886-1965) a réagi, dès les années vingt, aux questions théologiques soulevées par Troeltsch, dans un contexte marqué notamment par l'essor de la théologie dialectique avec Kart Barth (1886-1968), l'étude se concentre sur un cours de Dogmatique donné par Tillich à Marbourg en 1925.
Certes, on ne trouvera pas dans ce cours une réponse directe aux questions que nous none posons aujourd'hui. Mais la construction systématique réalisée par Tillich dans la Dogmatique de 1925, notamment sa théorie de la révélation et sa christologie, déployées sur l'horizon de l'histoire des religions, peut s'avérer utile pour la recherche contemporaine sur l'enjeu christologique en théologie des religions.