Quatrième de couverture
C'est à la demande des autorités des Églises concernées, à la suite du premier voyage de Jean-Paul II en Allemagne (1980), que ce « groupe oecuménique de travail » réunissant les meilleurs théologiens allemands exégètes, historiens et dogmaticiens a rendu publics les résultats de quatre années d'étude intensive. Ces documents représentent une nouveauté à plusieurs égards, notamment pour les relations entre Églises et entre magistères et théologiens, et pour les règles d'interprétation historique et doctrinale des Conciles et des confessions de foi de la Réforme. Les positions ressortent ainsi plus clairement. En effet, si l'on doit constater désormais que nombre de condamnations réciproques résultaient de malentendus, et n'étaient déjà pas ou ne sont plus pertinentes, on mesure mieux ce qui demeure la vérité imprescriptible de chaque partenaire. On peut alors lever les faux obstacles qui encombrent le chemin vers l'unité, et se demander sereinement quelle peut être la nature de l'unité visée au vu des différences qui demeurent.