En guise de transition avec le tome précédent, on aura droit à quelques pages sur Kyoko qui essaye désespérément de comprendre son nouveau rôle. Qui lui semble tout simplement inaccessible pour elle, malgré les transpositions qu’elle essaye de faire pour faire ressembler son personnage à un de ses idéaux. Mais rien à faire, elle ne comprend pas cette jeune fille qui a tout pour elle et qui s’ennuie à mourir. Découragée par cette approche, malgré l’aide reçue précédemment par le père de Ren, Kyoko cherche l’inspiration. Et la trouve étrangement en la personne de Maria. Petite fille gâtée et toujours couverte d’attention, Maria a toujours manqué du plus fondamental: l’amour de ses parents. Et elle s’ennuie profondément dans un monde d’abondance dans lequel elle ne se reconnait pas. Kyoko aimerait alors la faire profiter des plaisirs simples de la vie, comme une fête de Noël... Mais la petite fille ne veut pas en entendre parler, puisque c’est aussi son anniversaire et l’occasion qui a tuée sa mère, en avion alors qu’elle venait voir sa fille suite à un de ses caprices. Hors de question, donc, de fêter ce triste événement. Mais notre héroïne ne s’avoue pas vaincue et décide d’organiser une fête de remerciement de fin d’année, en l’honneur de tous ceux qui auront aidés Maria et elle-même cette année. Le but sous-jacent étant de faire plaisir à Maria, dans l’organisation de la fête tout comme dans son déroulement. Ce tome est donc une petite parenthèse dans l’histoire globale de Skip beat. Pas de rôle, pas de tournage, pas de rivalités. Juste un désir de faire plaisir, des anniversaires qui recèlent bien des surprises pour nos deux héroïnes du jour. Le ton abordé est alors un peu moins humoristique, même si Kyoko reste très attachante par le rire et par sa simplicité. On redonne une place à Mlle c’est un scandale, Ren également brille un instant, bref c’est une bonne occasion de retrouver tous les personnages que l’on apprécie. Une fraicheur incroyable se détache de la lecture, et la douceur des émotions nous émeut forcément, en plein milieu du spectacle organisé par le président de LME. Kyoko est particulièrement touchante sur la fin, mais Maria n’est pas en reste dans l’émotion durant cette soirée un peu particulière. Un peu d’humour malgré tout, et ce tome est alors particulièrement réussi, en marquant une coupure entre l’arc qui vient de se terminer, et le prochain que l’on attend avec impatience pour le dynamisme du scénario de l’auteur. C’est donc d’avantage un moment de détente, loin d’être ennuyeux ou bâclé malgré tout, ce qui nous révèle une fois encore le talent de la mangaka!