Trois essais, relativement indépendants les uns des autres, ayant pour thème commun les différentes manières dans lesquelles la Shoah est devenu un argument central dans la critique antisioniste et anti-israélienne. Par son rôle symbolique dans le discours antisioniste, la Shoah est devenu non plus un élément dune « critique », mais une arme principale dans une lutte idéologique qui nie la légitimité dune auto-détermination du peuple juif, et dont les enjeux sont non pas « loccupation » mais lexistence même dun état juif. Les trois études réunies dans ce volume analysent et critiquent, à partir du négationnisme de certaines courants de la gauche radicale en France, en passant par lantisionisme des intellectuels occidentaux, le post-sionisme israélien pour terminer, avec Hannah Arendt, la dénonciation dIsraël.