L'Asie se recompose à une vitesse accélérée depuis le déclenchement de la crise de 2008, dans le cadre de dynamiques diverses. La Chine, qui affirme son influence sur ses périphéries, élargit les marges de sa politique extérieure alors que le Japon est saisi par le doute politique. Si le régime pakistanais apparaît très fragile, le Sri Lanka peine à mettre en place une réconciliation nationale. Reste que la région a plutôt bien résisté à la crise même si, pragmatique, privilégiant le bilatéralisme au multilatéralisme, elle a choisi de l'affronter en se fondant sur une sorte d'auto-assurance nationale, à l'opposé du modèle européen.