La France a mal de sa justice, mais les Français lui sont profondément attachés comme garantie essentielle de leurs libertés. Aussi, à l'occasion de son rapport annuel d'activité, le Conseil supérieur de la magistrature a-t-il entrepris d'analyser les relations entre les Français et leur justice, s'interrogeant sur les causes de la crise de confiance et les remèdes à y apporter. Le sondage qu'il a fait réaliser par l'IFOP lui a permis de mieux cerner l'état actuel de l'opinion. Pour la première fois, le Conseil a décidé d'extraire de son rapport annuel la réflexion à laquelle il s'est livré, pour en assurer une publication à part, mieux à même d'atteindre un public plus large. Il a estimé qu'il se devait d'informer le Peuple français, au nom duquel la justice est rendue.