L'évolution de l'expérience clinique, venue notamment de la pratique des psychanalystes, a conduit à considérer les états limites comme une référence centrale en psychopathologie et ce, souvent au dépens des névroses. S'agit-il d'une organisation psychique spécifique ou d'un état intermédiaire, entre fonctionnement psychotique et fonctionnement névrotique? Face à ces modes psychopathologiques, on doit souvent admettre l'impossibilité de définir un tableau clinique univoque. Les fonctionnements limites sont en effet caractérisés par l'instabilité, l'hétérogénité et le polymorphisme des troubles. Au delà, pourtant, des lignes de force sont susceptibles d'être dégagées et permettent d'analyser les modalités singulières de traitement des conflits aussi bien dans le registre de la problématique oedipienne que dans celui de la perte d'objet. Cet ouvrage met en perspective l'ensemble de ces questions en interrogeant l'inflation démesurée de ce diagnostic dans les usages psychiatriques et psychopathologiques d'aujourd'hui, inflation qui montre bien les limites des classifications devant la complexité du psychisme humain. Biographie de l'auteur Catherine Chabert Psychanalyste, membre de l'association psychanalytique de France, elle est professeur de psychologie clinique et de psychopathologie à l'université ParisV-René Descartes. Bernard Brusset Psychiatre et psychanalyste, membre de la société psychanalytique de Paris, il est professeur de psychopathologie à l'université Paris V-René Descartes. Françoise Brelet Foulard Psychanalyste, membre de l'association psychanalytique de France, elle est professeur de psychologie clinique et pathologique à l'université Paris XIII.