La mort est pour l'homme l'inconnaissable par excellence, l'énigme indéchiffrable, "le grand peut-être", disait Stendhal. Face à elle, deux issues se dessinent: la première consiste à se convaincre que quelque chose nous attend au-delà du tombeau; la seconde, à admettre que notre destinée mortelle n'est pas un mal, voire à rendre grâce à la nature de nous avoir épargné les affres d'une existence sans fin… Que signifie au juste pour un homme le fait d'être mortel? Quelle attitude peut-on attendre de lui à l'instant suprême? Que penser des promesses religieuses d'immortalité et d'éternité, ainsi que des spéculations philosophiques sur le sujet? Quelles relations les vivants doivent-ils entretenir avec leurs morts? Et, devant la Grande Faucheuse, quelle consolation la philosophie peut-elle nous apporter?