Le héros, un vrai, pas de fiction, s'appelle Emmanuel Caldier. Agé de 35 ans, ce voleur de voitures à l'âge de 10 ans, perceur de coffre-forts à 14, escroc, trafiquant d'armes, et barbouze «au service de la France», de l'Afrique au Liban, en passant par les guerres yougoslaves, à ses (nombreux) moments perdus, il est aussi appelé Manu le Gitan. Il a défrayé la chronique, il y a trois ans, en revendiquant haut et fort le kidnapping savamment organisé - hommes de main, filatures, etc. - d'un banquier suisse égaré dans une affaire de détournement de fonds au détriment... d'une fondation pour les enfants autistes. «Manu» a été remis en liberté il y a plus d'un an après plus d'une année de prison - en compagnie, notamment, de l'homme d'affaires international Pierre Falcone, poursuivi pour «trafic d'armes» dans le dossier de l'Angolagate, aujourd'hui devenu son ami. Dans cet ouvrage il raconte son parcours, cette affaire «suisse», comme autrefois on a vu les aventures de nombreux voyous dans les films de Belmondo et Delon. Où l'on voit apparaître des noms comme le juge Halphen, Xavier Dugoin... A la différence qu'il s'agit ici d'une histoire vraie, actuelle, dans le monde peu connu des recouvrements de dettes et des Gitans. Un vrai polar.