Une étude sur le patrimoine architectural, archéologique et urbain de la capitale syrienne. Fondée vers 9000 avant notre ère, Damas est la plus ancienne ville du monde. Capitale des Araméens, puis de l'immense empire des Umayyades, métropole-clé de l'empire ottoman, elle résume l'histoire de la Syrie et celle des relations entre l'Occident et le Proche-Orient. Centre puissant de production agricole et artisanale, point de convergence des pistes caravanières et des couloirs montagneux, d'itinéraires en provenance des mondes indien et chinois, de l'Afrique orientale, de l'Anatolie, de l'Asie centrale, de la péninsule arabique et de la mer Rouge, en contact étroit avec le monde méditerranéen, elle eut très tôt une vocation politique, commerciale et culturelle de premier ordre. L'abondance de ses eaux et la luxuriance de ses jardins, au coeur d'une plaine extrêmement aride, exercèrent une vive emprise sur l'esprit des hommes. Pour les auteurs musulmans, elle fut l'image même du paradis, «un grain de beauté sur la joue du monde», comme l'écrivit un poète. Mosquées, tombeaux, palais, hammams et souks y rivalisent de splendeur et recueillent l'héritage de civilisations successives pour en faire l'un des ensembles culturels les plus remarquables au monde.