La solitude a mille visages. À un extrême: exclusion, anéantissement. À un autre: retrait volontaire, chambre à soi, vie contemplative. Dans la solitude certains se trouvent, d'autres se perdent. Et qu'est-ce qu'être seul aujourd'hui dans une société qui multiplie l"esseulement sans respecter la"haute solitude', tragique d'OEdipe, ontologique de Descartes, poétique de Hôlderlin? À quoi, à quelle séparation sommes-nous confrontés dans une solitude parfois étrangement peuplée de persécuteurs ou accompagnée d'un double imaginaire? Comment s'appelle la solitude, de l'ermite et de l'autiste, de l'enfant endeuillé et de l'homme exilé, celle du pianiste Glenn Gould? Comment s'appelle ma solitude?