"Le scénario de ce procès, poursuivit Scalzi, a été bricolé avec deux lettres, mais ça ne suffit pas, il en aurait fallu cinq: en effet, je ne vois aucun des cinq points essentiels qui constituent la trame de tout homicide. Un, le temps: quand le fait se serait-il produit? Deux, le lieu: on dit en Egypte, mais l'Egypte est un vaste pays, il s'étend sur une bonne partie du cours du Nil. Trois, le mobile: dans quel but Verena Mammoli aurait-elle été assassinée? Quatre, le moyen: avec quel instrument aurait-elle été tuée? D'une balle de revolver? D'un coup de couteau? ou aurait-elle été empoisonnée? Personne ne le sait, personne ne le dit, personne ne tente donc de prouver ce qu'il ne sait pas et qu'il ne dit pas. Cinq, les cadavres".