la " Pléiade " rassemble sinon la totalité, du moins l'essentiel de la production d'Oscar Wilde disséminée aujourd'hui chez divers éditeurs, parfois confidentiels. Privée de tout véritable appareil critique qui permette d'en comprendre les enjeux, l'œuvre de Wilde n'est connue du public qu'à travers trois ou quatre textes auxquels il convient d'ajouter Salomé, appréciée surtout des mélomanes grâce à Richard Strauss. Le premier mérite de la " Pléiade " est donc de donner à lire une oeuvre protéiforme " théâtre, roman, poème, poème en prose, dialogue ", mais aussi d'énumérer, en une rétrospection à la fois provocante et désabusée, celui qui n'est plus alors que le matricule C. 33, de la prison royale de Reading.