Cela se passe au sein d’une forêt équatoriale traversée de frontières illusoires, de routes chaotiques et de peuples en guerre depuis laquelle Birahima, jeune garçon bavard, nous raconte son errance et sa condition d'enfant-soldat avec une candeur désarmante. Grâce à la compagnie une bande d’orphelins dont la survie ne tient qu’à la débrouillardise, la rapidité d’action et à la chance, Birahima sortira vivant de l’enfer d'une guerre ethnique qui le dépasse. Grâce aussi à l’élan vital propre à cet âge où l’incompréhension de la marche du monde oblige l’imaginaire enfantin à trouver des explications surprenantes – mais non dénuées d’intelligence et souvent drôles –, le jeune garçon saura saisir sa chance et prendre une autre voie que celle de la violence.
Allah n’est pas obligé est un hymne à l'enfance qui mise sur l’intelligence et la solidarité : une humble et immense leçon de vie.
Dès son premier roman, Les Soleils des indépendances, Ahmadou Kourouma (1927-2003) est reconnu comme l'un des écrivains les plus importants du continent africain. De livre en livre, il a révélé avec humour et lucidité l'envers de l'histoire contemporaine. Allah n’est pas obligé a été récompensé en 2000 par le prix Renaudot, le prix Goncourt des lycéens et le Prix Amerigo Vespucci.