Georges Perec s’est rêvé peintre, avant de devenir écrivain. Ses brouillons ou le Cahier des charges de La Vie mode d’emploi en témoignent. L’ampleur de cette partie de son oeuvre nous était toutefois demeurée inconnue. Elle est pour la première fois exposée dans ce livre, grâce à de nouvelles archives. Dans le texte inédit qui accompagne cette édition, conçue et préfacée par Sylvia Richardson, Matthieu Rémy explicite les liens étroits tissés par l’écrivain entre ses livres et ce travail non seulement graphique mais pictural. Terrains d’expérimentations inédites, les dessins et peintures de Perec révèlent son laboratoire littéraire, des influences venues de la bande dessinée et du dessin de presse. Ils disent son regard aigu sur les êtres et les choses, son appétence pour les détails saillants et signifiants, sa passion de l’infra-ordinaire comme une dimension onirique, déployée par Lydia Flem dans la postface du volume.