La société française va mal. L'urgence des problèmes qu'elle rencontre (chômage, insécurité sociale, exclusion, ségrégation urbaine, déclassement...), se heurte à la faiblesse des analyses et à la pauvreté du langage pour la décrire et la remettre en mouvement. De fait, elle peine à se comprendre elle-même et vit sous l'empire des clichés et des slogans. D'où un sentiment de désenchantement politique et d'impuissance à changer les choses. D'où encore une difficulté préoccupante à affronter les enjeux du futur. Pour sortir de cette impasse, un effort de renouvellement des analyses et des idées s'impose. C'est l'objectif que doit se donner une «nouvelle critique sociale». Cette entreprise intellectuelle entamée voici quatre ans par la République des Idées trouve ici sa première expression synthétique.