Philippe Tagli, 38 ans, est un enfant des parloirs de prison, qu’il a fréquentés pendant quatorze années, l’essentiel de sa jeunesse. Depuis, ce fils de voyou aux allures d’enfant de choeur a toujours du mal à dire de quel côté des barreaux il a laissé son coeur. Son travail photographique sur les habitants des cités de Villejuif lui a valu la reconnaissance des plus grands noms de la photo. Exposé durant trois ans dans les Fnac, il publie deux albums aux Éditions du Cherche-Midi en 1995 et 1998 et se retrouve propulsé au rang d’étoile montante de la photo « naturaliste ». Il préfère s’enfuir. En Thaïlande, à Pattaya, dans le plus grand bordel du monde, où il saisit sous son objectif le quotidien des prostituées, et prépare de nouvelles expositions. De retour à Paris, il croise un éditeur qui l’incite à exhumer un manuscrit de sa cave. Un an plus tard, il livre son premier roman, qui paraît aujourd’hui. La banlieu en vérité, version délinquance et petits truands.