C’est un mélange de Volodine (pour le côté obsessionnel et intellectuel, visionnaire et apocalyptique) et de Del Giudice (pour le côté architecture glacée). De multiples digressions antonioniennes (errances, soirées mondaines, scènes d’amour érotiques, mais presque désincarnées), une réflexion aiguë (qui le rapproche par instant de Michel Rio), une conception assez sombre du monde et de l’équilibre des espèces constituent un véritable univers littéraire. Il s’agit du deuxième roman d’un jeune auteur suisse (35ans) qui a travaillé comme conseiller juridique dans un organisme international. Son premier livre, Naso lituratus, (qui était situé en milieu psychiatrique) a été publié il y a deux ans chez Actes Sud.