Rares sont désormais les institutions privées ou publiques – municipalités, groupes d’assurances... – qui ne possèdent pas leur médiateur. Si tous les regards se tournent actuellement vers les médiateurs, c’est en grande partie dû à la banalisation de la violence et au manque de dialogue entre usagers et institutions dans notre société. Ces experts de la négociation rassurent les individus en mettant le doigt sur les liens qui les unissent. Mais les médiateurs ne doivent pas se laisser aveugler par un sentiment de toute-puissance. La "médiation-maison" qui serait le travail d’une institution, élaborée pour les besoins d’une cause, n’est pas une solution satisfaisante. Les auteurs privilégient plutôt une "médiation-jardin", fruit de l’effort de tous les individus, indépendante de tout pouvoir et surtout sans pouvoir, pour instaurer des relations d’égal à égal entre eux.