À Paris, l'inspecteur Peeters enquête sur la mort de Patrick Künst, abattu dans sa chambre d'hôtel par un tireur d'élite. La victime, chercheur à l'université de Zürich, avait une dame de trèfle tatouée sur la fesse droite. Quelques semaines plus tard, deux autres chercheurs, un Suédois et un Irlandais, tatoués eux aussi, sont assassinés. Un quatrième scientifique, qui arborait la dame de cŒur comme tatouage, échappe de peu au tueur. Peeters possède une piste pour identifier le commanditaire de ces meurtres et décide de rallier New York pour le démasquer. Il ne se trompe pas. C'est bien depuis son bureau new-yorkais qu'Axel anime cette gigantesque manipulation. Grâce à un matériel d'informatique impressionnant, il peut suivre ses proies à la trace. Taby K., journaliste au Monde connaît le secret des tatouages. Prise en chasse par les hommes d'Axel, elle s'enfuit à travers l'Europe avant de s'envoler pour les États-Unis. Elle a réussi à alerter son ami Hugo, photographe aventurier qui tente de la rejoindre, mais il se trouve lui aussi pisté par une tueuse russe qui travaille pour Axel. Pendant ce temps, Peeters, dont l'obstination est la qualité dominante, s'acharne à comprendre le mobile de ces meurtres qui semblent liés à la recherche scientifique.
Le Jeu d'Axel est un roman bien surprenant : d'abord par sa longueur, inhabituelle pour un thriller français ; ensuite par son intrigue qui, dès les premières lignes, sécrète ce parfum mystérieux qui font les romans captivants ; enfin par son rythme et ces nombreux personnages que l'auteur a su animer avec beaucoup de maîtrise.