«Je ne suis qu'un homo sapiens que le diable invite souvent à prendre le café.» Ainsi se résume Saneh Sangsuk dans Portrait de l'artiste en jeune vaurien, deuxième volet de L'Ombre blanche, et confession-fleuve des années de formation d'un jeune voyou de Bangkok, qui dresse en un tableau violent et tragique la quête sauvage et impossible d'une rédemption rongée par l'obsession d'une faute originelle.
Né en 1957 près de Bangkok, diplômé en langue et littérature anglaises, Saneh Sangsuk n'a publié en Thaïlande que ce second tome de sa scandaleuse trilogie autobiographique.