Tout type d'organisation peut être l'objet d'une lecture organisationnelle. Cette lecture consiste à dévoiler et à comprendre les mécanismes et les processus qui rendent possible l'action collective, quelle qu'elle soit. Mécanismes et processus assurent, au fil des événements et des situations, un minimum de coordination et d'ajustement entre les comportements des acteurs. Les cadres de l'action sociale sont aujourd'hui fragmentés, partiels et localisés. La stabilité qu'engendraient les logiques globales d'hier a cédé la place à des ordres locaux et autonomes, ayant des dynamiques spécifiques. Il est dès lors nécessaire de mettre en place une méthodologie reconnaissant cette autonomie si on veut en saisir les modalités de fonctionnement. Le pouvoir n'est pas dissociable de la règle : il la génère automatiquement. Toute organisation, et quel que soit son degré de complexité, est toujours organisée autours de ces deux faces que sont le pouvoir et la règle en tant qu'éléments co-substantiels. Cette double caractéristique autorise la stabilisation de l'univers complexe et instable propre au système "organisation".