Croyez-vous que l'aveugle errant dans la nuit noire Désire un pur rayon de l'astre radieux Dont la sublime flamme étincelle à nos yeux ? Croyez-vous, haletant, quand le nageur succombe Et se sent engloutir dans son humide tombe, Croyez-vous qu'il désire un rivage enchanté, Par le printemps, la vie et la joie habité ? Moi, je suis cet aveugle à la démarche errante ; Moi, je suis ce nageur à l'haleine mourante ; Et, pour moi, votre amour, rayon doux et vermeil, Serait plus que la vie et plus que le soleil.